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Le stress, ce n'est pas dans ta tête

Photo du rédacteur: Barbara Benetto
Barbara Benetto
26 mars
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 sept.


Il y a un truc que je vois souvent, chez les femmes que j'accompagne... et avant elles, chez moi. On porte tout. Le boulot qui n'en finit pas, la maison, les enfants s'il y en a, les mails qu'on répond même le soir, et cette petite voix qui dit « tiens bon, ça va passer ». Sauf que ça ne passe pas vraiment. Ça s'installe.


Je me souviens d'une période où je me disais que si je réussissais assez, si je gérais assez bien, le stress finirait par partir tout seul. Spoiler : non. Le corps, lui, ne négocie pas avec les objectifs professionnels. Il envoie des signaux — une tension dans la nuque, un sommeil qui devient plus léger, une fatigue qui ne part plus le week-end — et on a l'habitude de les ignorer, jusqu'à ce qu'ils deviennent trop forts pour être balayés.


Ce que j'ai fini par comprendre, avec du temps et pas mal d'essais ratés, c'est que le stress n'est pas l'ennemi. C'est un messager un peu maladroit, qui essaie de dire « ralentis » avec les moyens du bord. Le problème, ce n'est pas qu'il existe. C'est qu'on ne l'écoute jamais avant qu'il se mette à crier.


Alors qu'est-ce qui aide, concrètement ? Pas de recette miracle, je n'y crois pas. Mais il y a des petites choses, testées sur moi avant d'être proposées à qui que ce soit. Le souffle, par exemple. Rien de mystique, juste quelques minutes à respirer profondément, à sentir l'air descendre plutôt que rester coincé en haut de la poitrine. Ça paraît presque trop simple pour être vrai... et pourtant.


Le mouvement aussi, mais pas celui qu'on s'impose en mode punition. Une marche, doucement, sans objectif de performance. Le corps aime bouger, il n'aime pas qu'on le maltraite.


Et puis il y a tout ce qu'on mange, et surtout comment on le mange — en courant, debout, entre deux dossiers, ou assise deux minutes en sentant vraiment ce qu'on avale. Ça change plus de choses qu'on ne le pense.


Le sommeil, enfin... celui qu'on sacrifie en premier quand tout déborde, alors que c'est justement lui qui permet au corps de se réparer. Ironique, non ?


Mais s'il y a une chose que je répète souvent en séance, c'est que rien de tout ça ne fonctionne si on essaie de faire disparaître le stress à tout prix. Ça ne marche pas comme ça. Ce qui aide vraiment, c'est d'apprendre à l'accueillir, sans le juger, et de voir ce qui se passe à partir de là.


Chaque personne que j'accompagne a son propre chemin là-dedans. Ce qui marche pour l'une ne marchera pas pareil pour l'autre, et c'est très bien comme ça. Mon travail, ce n'est pas d'appliquer un protocole, c'est de m'adapter à ce qui est là, devant moi.


Et toi, la dernière fois que ton corps t'a envoyé un signal... tu l'as écouté, ou tu as fait comme s'il n'était pas là ?

 
 
 

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